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Le plathelminthe terrestre

Plathelminthe terrestre

Plathelminthe Auteur de l'article : Arnaud HORELLOU
Crédit photo : Pierre GROS

 

Un Plathelminthe (ver plat) terrestre, prédateur de lombrics (ver de terre), vient d’être détecté cet hiver dans trois localités françaises (Finistère, Alpes-Maritimes, Corse). Ce genre de ver n’existe pas naturellement en Europe. Dans les quelques pays où des espèces proches ont été récemment détectés, comme en Angleterre, on observe une quasi disparition de sa proie (les lombrics), causant des pertes agronomiques et des déséquilibres majeurs sur les milieux naturels. Son origine serait l’hémisphère sud, le plus probablement la Nouvelle-Zélande.

 

Dans son aire de répartition naturelle, les lombrics ont développé des stratégies d’évitement qui leur permettent de se maintenir malgré ce prédateur. Mais en Europe, les lombrics ne sont pas préparés à cette menace. Or les lombrics sont des « espèces ingénieurs » : ils creusent des galeries qui aèrent le sol et permettent la circulation de l’eau, elles réassimilent la matière organique du sol, la rendant disponible et exploitable par les végétaux. L’impact de leur disparition, autant pour les systèmes agricoles que naturels, serait un désastre. Les lombrics sont par ailleurs considérés dans beaucoup d’écosystèmes comme la biomasse animale la plus importante. Ils sont donc une ressource déterminante dans les chaines alimentaires, permettant à de nombreux prédateurs naturels d’exister (insectes, oiseaux, mammifères, amphibiens…). Leur disparition pourrait provoquer la disparition de ces autres espèces.

 

Le ver plat invasif est assez facile à reconnaître. Il est un peu aplati, noir avec deux vagues bandes dorées. Il arrive qu’on le rencontre en amas emmêlé. C’est un organisme d’apparence anodine, mais d’un impact majeur pour l’environnement. Il n’est pas venimeux, mais peut être toxique si on l’ingère (et ne peut donc se substituer au lombric dans la chaîne alimentaire).

 

Nous lançons donc un appel à témoin afin de réaliser une cartographie de son implantation.

 

Si vous avez observé un tel animal, contactez le Professeur Jean-Lou JUSTINE.
Téléphone : 01 71 21 46 47.
Adresse courriel : Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Voir le site Inventaire National du Patrimoine Naturel

 

Les humains

Les humains
Homo sapiens

L'homme est un "destructeur" de vers.
à cause de ses activités qui ont très souvent des conséquences sur l'environnement et sur les systèmes écologiques.

 

E général, les cultivateurs labourent leurs surfaces agricoles et utilisent des produits phytosanitaires pour protéger les végétaux contre tous les organismes nuisibles. Mal gérées, ces pratiques impactent la diversité de la population des vers de terre.

 

Les lombrics sont fortement touchés ou détruits lors de l'aménagement des villes. Les infrastructures recouvrent l'habitat naturel des vers : bâtiments, routes, parkings...

Les aménagements de loisirs, tels que les terrains de football, de golf, etc. sont constitués de surface de terre recouverte d'herbe. Les techniciens chargés de l'entretien utilisent parfois des produits lombricides. Ces pesticides sont conçus pour entretenir la végétation, mais ils tuent les lombrics.

La taupe

La Taupe
Talpa Europaea

Le lombric représente l'essentiel de son alimentation. Lorsque la taupe se déplace sous terre, elle dévore au passage les insectes et cloportes perdus dans ses galeries. Parfois à la nuit tombée, la taupe pointe le bout de son museau à la surface pour compléter son repas avec des limaces, des escargots...

Crédit texte et photo

Le hérisson

Le Hérisson
Erinaceus europaeus

Le hérisson fouille méticuleusement le sol à la recherche d'invertébrés terrestres, en enfonçant son museau dans l'herbe. Les herbages humides sont probablement l'un de ses meilleurs terrains de chasse et il n'hésite pas à parcourir de grandes distances pour trouver un endroit idéal. Durant sa chasse nocturne, chaque hérisson tue au moins une centaine de ces invertébrés, dont beaucoup sont nuisibles : des coléoptères, tels le hanneton, le charançon et le bousier, des perce-oreilles, des chenilles et des limaces, ainsi que des mille-pattes et des carabes. Le hérisson est donc l'ami du jardinier. Ils mangent également des araignées, des vers de terre et des sauterelles. La consommation de mollusques a été fréquemment observée. Il s'agissait généralement de petites limaces et de petits escargots pouvant être avalés d'une bouchée.
Occasionnellement, il s'attaque également à des serpents, des lézards, des jeunes rongeurs et des batraciens. Il se nourrit aussi de cadavres (animaux écrasés, oiseaux morts, restes de poissons), de fruits et de champignons. Il pille quelquefois les nids en mangeant des œufs, mais cette prédation reste très limitée.

Crédit texte et photo

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